Critique de livre

Critique de Sesame and Lilies, three lectures

Cette critique de Sesame and Lilies, three lectures examine le livre de philosophie et psychologie de John Ruskin à travers son lectorat, ses forces, ses réserves, son contexte et des livres associés.

Auteur
John Ruskin
Première publication
1800
Couverture de Sesame and Lilies, three lectures
Couverture fournie par Open Library ; l'illustration de l'édition peut différer du texte critiqué.
Voir la source https://openlibrary.org/works/OL88547W

critique de Sesame and Lilies, three lectures : un classique victorien brillant mais profondément compromis

Cette critique de Sesame and Lilies, three lectures aborde le livre de John Ruskin à la fois comme une œuvre majeure de critique culturelle et comme un révélateur de l’autorité victorienne. Il est facile de le résumer en une phrase : trois conférences sur les livres, les femmes et le rapport entre l’art et la vie. Il est bien plus difficile de rendre justice à la combinaison instable qui le rend mémorable. Sesame and Lilies est éloquent, d’une urgente gravité morale, doté d’un grand talent rhétorique et souvent véritablement stimulant. Il se révèle aussi étroit à des égards qu’on ne peut esquiver poliment, surtout lorsque Ruskin passe de la célébration du pouvoir civilisateur de la lecture à la prescription d’un idéal féminin qui paraît ornemental, disciplinaire et intellectuellement contraint.

Cette tension n’est pas une question secondaire. C’est la véritable raison de lire le livre aujourd’hui. Les forces et les limites de Ruskin procèdent d’une même conviction : la culture compte suffisamment pour façonner le caractère, la société, le devoir, et même le bon ordonnancement du foyer. Il ne traite jamais les livres avec désinvolture. Il considère la lecture comme un acte moral, capable d’élever ou d’avilir l’attention. Mais cette même gravité morale le conduit à une assurance qu’il n’a pas pleinement méritée. Il écrit comme si un jugement raffiné pouvait nous dire non seulement ce qu’il faut admirer, mais aussi quelles vies les hommes et les femmes devraient mener.

Ma thèse est simple : Sesame and Lilies mérite encore d’être lu parce que ses meilleures pages défendent avec force la lecture comme une rencontre disciplinée avec la grandeur, tandis que ses pires pages révèlent avec quelle facilité l’idéalisme culturel peut se figer en paternalisme. Cette combinaison confère au livre une valeur durable dans les rayons de la philosophie et psychologie. Ce n’est pas le genre de classique que l’on lit pour lui donner raison. C’est le genre de livre que l’on lit pour voir une intelligence redoutable produire, dans un même mouvement, de la clairvoyance et de l’aveuglement.

La forme du livre compte : trois conférences, trois formes d’autorité

L’une des raisons pour lesquelles le livre peut surprendre les lecteurs qui le découvrent est qu’il ne s’agit pas d’un traité unifié au sens moderne. C’est un ensemble de conférences, et cette forme compte. Ruskin écrit pour persuader un auditoire en temps réel ; il privilégie donc l’accumulation, l’insistance, le contraste et les formulations mémorables plutôt qu’une construction systématique rigoureuse. La première conférence, sur les livres et la lecture, est la plus forte et la plus durable. La deuxième, consacrée aux femmes et à l’influence domestique, est la plus célèbre et la plus controversée. La troisième élargit la réflexion à la vie, à l’art et au sérieux moral, mais elle n’a pas la même force concentrée que le mouvement d’ouverture.

Cette inégalité fait partie de l’expérience de lecture. Le livre ne développe pas tant un argument pas à pas qu’il ne tourne autour d’un ensemble de convictions. Ruskin estime que la civilisation dépend de critères, que ces critères dépendent d’une attention disciplinée, et que l’éducation est trop importante pour être abandonnée aux modes ou à la simple utilité. Il veut une lecture exigeante plutôt que consommatrice. Il veut que la culture forme l’âme, et ne se borne pas à l’orner. Et il veut que les rôles sociaux soient stabilisés par des idéaux moraux plutôt que négociés par la seule liberté.

Comme ces convictions reviennent d’une conférence à l’autre, le livre paraît cohérent par son tempérament même lorsqu’il demeure inégal dans son exécution. La voix récurrente en est l’essentiel : autoritaire, urgente, élevée, parfois généreuse, parfois écrasante. Les lecteurs qui cherchent un recueil d’essais neutres trouveront probablement Ruskin épuisant. Ceux qui accepteront de considérer ces conférences comme des performances publiques de la pensée comprendront mieux pourquoi le livre conserve son poids. Ruskin ne se contente pas de présenter des informations. Il met en scène le jugement.

C’est aussi pourquoi le livre appartient non seulement aux classiques de la non-fiction, mais à la réflexion plus vaste sur la manière dont sonne la critique lorsqu’elle croit que la civilisation elle-même est en jeu. À cet égard, il entretient une parenté utile avec Unto This Last de Ruskin, où pression morale et critique sociale sont tout aussi indissociables. La différence est que Sesame and Lilies dirige cette pression vers l’intérieur : vers la lecture, l’éducation, le raffinement et la sphère domestique.

Ruskin sur les livres et la lecture : le centre vivant de Sesame and Lilies

Si tout le livre avait été écrit au niveau de la première conférence, sa réputation serait plus facile à défendre sans réserve. La conception que Ruskin se fait des livres n’est pas seulement révérencieuse. Elle est exigeante d’une façon qui demeure stimulante. Il ne considère pas la lecture comme une consommation de contenus, un divertissement ou un perfectionnement personnel efficace. Il la conçoit comme une conversation avec des esprits plus disciplinés, plus pénétrants et parfois plus exigeants que le nôtre. Selon lui, la valeur des livres ne réside pas dans une élévation passive, mais dans le défi qu’ils opposent à la paresse, à la vanité et aux opinions superficielles.

La force de cette section tient à ce que Ruskin comprend la différence réelle entre posséder des livres et être façonné par eux. Il se méfie de l’idée que l’alphabétisation équivaut à elle seule à l’éducation. Il se méfie aussi de la lecture hâtive et inattentive qui traite les grandes œuvres comme une propriété culturelle plutôt que comme des occasions de travail. C’est l’une des intuitions les plus durables du livre. Les lecteurs ne deviennent pas plus sérieux en accumulant simplement des titres ou en affichant un goût respectable. Ils le deviennent en apprenant à prêter attention, à relire, à comparer et à soumettre leurs premières réactions à l’épreuve.

Le ton de Ruskin a ici quelque chose de presque anticonsumériste. Il écrit contre le survol des textes bien avant que ce survol ne dispose d’une infrastructure numérique. Il suppose que la lecture peut transformer moralement, mais seulement si le lecteur accepte que la difficulté fasse partie du contrat. Cette idée trouvera un écho chez les lecteurs lassés de voir la culture du livre réduite à un signalement identitaire ou à une mise en scène de la productivité. Ruskin estime que la lecture devrait modifier la qualité de l’esprit. C’est une exigence élevée, mais qu’il vaut la peine de garder en mémoire.

Il fait également mieux que beaucoup de moralistes en reliant le sérieux intellectuel à des habitudes concrètes d’attention. La conférence ne flotte pas dans l’abstraction. Elle revient sans cesse à la discipline nécessaire pour entendre avec justesse une autre pensée, plutôt que d’en extraire seulement ce qui flatte nos préférences existantes. Cette insistance donne à la première conférence plus de vie qu’à de nombreux essais canoniques sur l’éducation. Elle entre en dialogue fécond avec Emile or Education, même si les deux livres diffèrent fortement par leur méthode. Rousseau demande comment une personne se forme à travers les étapes de son développement ; Ruskin demande quel type de rigueur respectueuse la lecture à l’âge adulte devrait exiger. Tous deux prennent la formation au sérieux. Ruskin s’intéresse simplement davantage au lecteur cultivé qu’à l’enfant en devenir.

La limite, même ici, est que Ruskin peut donner l’impression que le canon se présente avec transparence à toute âme suffisamment sincère. Il sous-estime à quel point les institutions façonnent l’accès, la légitimité et l’assurance. Cet angle mort devient bien plus évident dans la deuxième conférence, où sa foi dans l’ordre moral se transforme en théorie d’un destin fondé sur le genre.

Le traitement des femmes est au cœur de l’importance du livre comme de son échec

Aucune critique professionnelle de Sesame and Lilies ne devrait éluder le fait évident : la conférence sur les femmes est la raison pour laquelle le livre continue de susciter le débat, et c’est à juste titre. Ruskin accorde aux femmes une énorme importance symbolique tout en limitant sévèrement les conditions dans lesquelles cette importance peut s’exercer. Il leur reconnaît dignité, influence, tendresse et pouvoir civilisateur, mais il imagine ces pouvoirs surtout à l’intérieur d’un idéal domestique protégé, plutôt que dans une égalité intellectuelle ou civique ouverte. L’effet ne relève pas d’un mépris grossier. À certains égards, il est plus inquiétant encore. Ruskin admire les femmes en leur attribuant un rôle si idéalisé qu’il devient restrictif.

Cela importe parce que cette conférence n’est pas une défaillance accidentelle au sein d’un livre par ailleurs libérateur. Elle naît directement de l’imaginaire moral plus vaste de Ruskin. Il pense que la société a besoin de formes complémentaires de force, et il écrit comme si l’ordre domestique dépendait de la pureté, de la constance et de la tutelle morale féminines. Le problème est que cette rhétorique transforme les femmes réelles en symboles de réparation culturelle. Dès lors, leurs éloges restreignent leur humanité. Être « élevée » dans le cadre de Ruskin revient souvent à se voir refuser la complexité, l’ambition, le désir, la contradiction et une pleine autonomie intellectuelle.

C’est pourquoi la comparaison moderne la plus utile dans ce catalogue est peut-être A Room of One's Own. Woolf relie elle aussi la littérature aux conditions dans lesquelles vivent les femmes, mais elle avance dans la direction opposée. Là où Ruskin imagine une influence noble à l’intérieur d’une sphère prescrite, Woolf demande ce dont les femmes ont besoin pour penser, écrire et exister sans permission. Lire les deux ouvrages ensemble éclaire à quel point une politique de la culture peut différer selon que l’on traite les femmes comme gardiennes du raffinement ou comme créatrices d’art et de jugement à part entière.

Pourtant, réduire la conférence de Ruskin à un monologue de méchant ferait perdre ce qui lui donne sa persistance. Il n’est pas négligent. Il est animé d’une intention intense, et la conférence révèle ainsi combien l’autorité culturelle du XIXe siècle pouvait lier beauté, morale et inégalité. Le problème n’est pas que Ruskin ait oublié d’être moderne. Le problème est que son idéalisme lui-même participe de cette restriction. Il voit le foyer comme un centre sacré de l’ordre et, parce qu’il le croit, il fait des femmes les dépositaires d’une paix symbolique qu’elles n’ont pas librement conçue.

Les lecteurs devraient donc aborder cette partie du livre en maintenant simultanément deux idées. Premièrement, la conférence est historiquement importante parce qu’elle montre comment une idéologie de genre peut être élevée par une belle prose et un sérieux moral, plutôt que par la brutalité. Deuxièmement, elle est souvent réellement frustrante à lire parce que l’intelligence qui s’y déploie sert à défendre une vision réductrice des possibilités humaines. Cette frustration ne prouve pas que le livre échoue comme objet d’étude. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles il mérite encore d’être étudié.

Style, rhétorique et plaisir de lire un moraliste difficile

La prose de Ruskin est l’une des principales raisons pour lesquelles Sesame and Lilies survit comme œuvre littéraire plutôt que comme simple document historique. Même les lecteurs qui résistent à ses conclusions peuvent sentir la force de ses phrases. Il écrit avec cadence, assurance et cette intensification maîtrisée qui naît de l’adresse publique. Il sait transformer un argument en démonstration de sérieux. Il sait quand élargir vers un principe et quand aiguiser un contraste. Il sait aussi faire paraître le raffinement urgent plutôt que décoratif.

Cette puissance rhétorique n’est pas accessoire. Dans un livre consacré à l’autorité des livres et à la formation du jugement, le style devient une part de l’argumentation. Ruskin démontre en effet l’attrait d’une prose élevée tout en défendant une culture fondée sur des normes héritées. Le plaisir de le lire est donc indissociable de la question de savoir si l’on fait confiance à l’univers moral que son langage tente sans cesse d’établir. Le livre demande aux lecteurs non seulement de comprendre les affirmations de Ruskin, mais aussi de ressentir pourquoi elles ont pu sembler nobles, nécessaires et socialement stabilisatrices.

C’est ici que nombre de lecteurs contemporains éprouveront le plus vivement le double effet du livre. D’un côté, la prose peut paraître exaltante par son assurance. De l’autre, cette même assurance peut fatiguer, car Ruskin s’attarde rarement longtemps dans l’incertitude. Ce n’est pas un essayiste hésitant. Il ne construit pas sa pensée par une hésitation équilibrée. Il pousse vers la déclaration péremptoire. Cela produit parfois une clarté mémorable. Cela produit parfois des excès.

Le rythme reflète cette habitude. Les conférences avancent par vagues d’affirmations et de développements plutôt que par étapes argumentatives resserrées. Les lecteurs habitués à la non-fiction contemporaine pourront trouver certaines parties répétitives ou sermonnaires. Cette réaction est légitime. Pourtant, qualifier le style de simplement verbeux manquerait l’essentiel. Ruskin travaille dans un mode où la répétition est une insistance, et où l’insistance constitue une architecture morale. Il veut que les idées s’installent par leur retour, et pas seulement par la démonstration.

Pour les lecteurs patients, cette méthode peut encore être gratifiante. Les meilleurs passages du livre ne se contentent pas d’énoncer des positions ; ils créent une atmosphère dans laquelle la lecture paraît lourde de conséquences. Cette atmosphère explique en partie pourquoi Sesame and Lilies trouve naturellement sa place aussi bien dans la littérature classique que dans la philosophie et psychologie. Ce n’est pas un argument universitaire moderne revêtu d’un costume ancien. C’est une performance littéraire de critique culturelle.

Qui devrait le lire aujourd’hui, et qui risque de le rejeter

Le lecteur idéal de Sesame and Lilies n’est pas celui qui cherche des conseils pratiques immédiats. Ce n’est ni un guide concis pour améliorer ses habitudes de lecture, ni un cadre fiable pour penser le genre en termes contemporains. Il convient surtout aux lecteurs intéressés par l’histoire intellectuelle victorienne, les usages moraux de la critique, la rhétorique de l’éducation et la façon dont l’autorité culturelle peut mêler la clairvoyance à l’exclusion. Si vous vous demandez pourquoi des œuvres canoniques de non-fiction perdurent alors que certaines de leurs parties deviennent difficiles à défendre, c’est un candidat solide.

Le livre convient aussi aux lecteurs qui aiment une prose argumentative prenant les livres au sérieux comme instruments de formation. Ruskin suppose que la lecture compte pour la qualité de la vie, et pas seulement pour la gestion de l’information. Cette conviction séduira les lecteurs pour qui des formes plus minces d’appréciation littéraire ne suffisent pas. Il vaut la peine d’être lu lorsque l’on souhaite se rappeler que la critique peut relever du tempérament, de la conscience et de la civilisation, et non du seul goût.

Les réserves sont tout aussi importantes. Les lecteurs en quête d’une critique féministe égalitaire ne la trouveront pas ici. Ceux qui veulent un raisonnement nettement structuré pourront juger la forme de la conférence diffuse. Ceux que rebutent l’exaltation, la hiérarchie morale ou la cadence didactique risquent de se sentir exclus très tôt. Enfin, les lecteurs venant de la psychologie moderne de l’éducation doivent savoir que Ruskin n’offre presque rien qui ressemble à une analyse empirique. Son autorité est éthique et rhétorique, non scientifique.

Cela ne diminue pas la valeur du livre ; cela précise les conditions dans lesquelles il faut l’aborder. Un classique peut être enrichissant sans être confortable, et Sesame and Lilies en est un exemple typique. Il se place à côté d’œuvres qui discutent l’éducation et la culture à partir de prémisses très différentes, notamment Walking, dont la liberté de l’essai réflexif produit une forme de sérieux plus souple et moins prescriptive. Si Ruskin incarne la voix d’une civilisation qui tente de se codifier elle-même, Thoreau incarne un esprit qui cherche à sortir entièrement de cette codification. Le contraste est utile.

Contexte, alternatives et la bonne façon de prolonger la lecture

Replacé dans son contexte, Sesame and Lilies devient plus intéressant que ne l’admettent parfois ses admirateurs comme ses détracteurs. C’est un livre issu d’une culture profondément attachée à la hiérarchie, au progrès, à la culture et au prestige moral du foyer. Il appartient à un monde qui croyait que la littérature pouvait façonner à la fois le caractère national et la conduite privée. En ce sens, le livre aide les lecteurs modernes à retrouver un ancien sérieux à l’égard de la lecture, tout en montrant les exclusions que ce sérieux pouvait dissimuler.

C’est pourquoi je ne conseillerais pas de le lire isolément lorsque l’on découvre ce domaine. Il faut l’accompagner d’une contestation et d’un correctif. Lisez-le avec A Room of One's Own pour une vision de la vie intellectuelle des femmes qui brise le cadre domestique sacralisé par Ruskin. Associez-le à Emile or Education pour une méditation bien plus ample sur la formation, la liberté et la discipline. Ajoutez Unto This Last si vous voulez voir comment le sérieux moral de Ruskin opère lorsque son sujet passe des livres et des femmes au travail, à la valeur et à la société. Ces parcours rendent le livre plus lisible et empêchent de le prendre soit pour une relique sacrée, soit pour une gêne à écarter.

Le jugement final de cette critique doit donc être nuancé plutôt qu’évasif. Sesame and Lilies n’est pas grand parce qu’il a raison au sujet des femmes. Il n’est pas important parce qu’il offre des conseils intemporels. Il est important parce qu’il révèle tout ce que la critique culturelle peut accomplir lorsqu’elle est écrite par un grand styliste convaincu que la lecture forme l’âme, et tous les dommages que cette même autorité peut causer lorsqu’elle prend l’idéalisation pour la justice.

Pour le bon lecteur, cela rend le livre véritablement précieux. Il aiguise des questions qui demeurent vivantes : à quoi sert la lecture ? Quel type de discipline la culture exige-t-elle ? Quand le sérieux moral élargit-il les possibilités humaines, et quand commence-t-il à les enfermer ? Ruskin ne résout pas ces questions. Il les intensifie. Cela suffit à maintenir Sesame and Lilies en vie comme autre chose qu’une curiosité d’époque. Il demeure un livre beau, troublant et profondément révélateur.

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