Critique de livre
Critique de Many Waters (Time Quintet #4)
Cette critique de Many Waters (Time Quintet #4) examine l’entrée inhabituelle de Madeleine L'Engle dans le Time Quintet à travers son cadre biblique, sa perspective adolescente, son imaginaire moral, son adéquation aux lecteurs et sa place dans la série.
- Auteur
- Madeleine L'Engle
- Première publication
- 1986
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https://openlibrary.org/works/OL41491Wcritique de Many Waters (Time Quintet #4) : un tournant tonal majeur dans le Time Quintet
Cette critique de Many Waters (Time Quintet #4) soutient que le quatrième roman du Time Quintet de Madeleine L'Engle est d’autant plus réussi que l’on cesse d’attendre une simple variation de Un raccourci dans le temps pour le rencontrer selon ses propres règles. Many Waters est une fantasy située dans un temps biblique, centrée sur Sandy et Dennys Murry, les frères jumeaux pragmatiques qui se sont d’ordinaire tenus juste à la périphérie du centre métaphysique de la série. En les faisant entrer dans un monde associé au récit du Déluge, L'Engle compose un livre sur l’égarement, le désir, la pression morale et le passage difficile de l’adolescence ordinaire à un domaine où chaque choix semble soudainement chargé de sens symbolique.
Ce déplacement rend le roman à la fois fascinant et diviseur. Les lecteurs venus pour l’aventure cosmique nerveuse de Un raccourci dans le temps ou pour l’intensité métaphysique intime de Le Vent dans la porte peuvent être surpris par le caractère charnel, comique et hormonalement instable de ce livre. L'Engle y écrit autant sur les corps que sur les âmes, autant sur l’attirance que sur la vocation, et autant sur la confusion de garçons adolescents qui ne sont pas des prodiges spirituels que sur des jeunes gens très reconnaissablement impulsifs.
La thèse du roman, et de cette critique, est que Many Waters réussit non parce qu’il est l’entrée la plus fluide du Time Quintet, mais parce qu’il accepte d’être maladroit au service de quelque chose de vrai. L'Engle utilise un matériau mythique et biblique pour éprouver la part de gravité morale qui peut survivre à la gêne, à l’appétit, à la vanité et à la peur. Le résultat est inégal, parfois daté, parfois étonnamment drôle, et souvent plus réfléchi que les résumés sommaires ne le laissent penser.
Pourquoi c’est la plus grande rupture de ton de toute la série
Les premiers livres du Time Quintet habitue le lecteur à des enfants doués confrontés au mal cosmique par l’intellect, l’amour et le courage spirituel. Sandy et Dennys ont toujours fait partie de cet univers familial, mais ils n’en ont jamais été les voyants centraux. Ils étaient les frères ordinaires : sportifs, sceptiques, taquins, et pas particulièrement intéressés par les mystères qui captivent Meg et Charles Wallace. Many Waters devient intéressant à l’instant où L'Engle se demande ce qui se passe lorsque ces garçons « normaux » sont ceux qu’on projette dans un décor extraordinaire.
Ce décor est essentiel. Au lieu d’envoyer les jumeaux dans une autre crise explicitement futuriste ou interplanétaire, L'Engle les place dans un paysage associé à l’histoire de Noé et du Déluge. Le roman traite ce matériau comme un territoire d’imagination et de littérature, non comme une occasion de débat doctrinal. Anges, pouvoirs étranges, destruction imminente, politiques tribales et monde soumis à une tension morale pèsent tous d’un coup sur les jumeaux. Pour une série qui relie souvent science, spiritualité et famille, ce livre penche plus ouvertement que les autres vers la résonance mythique et scripturaire.
De ce fait, le roman ressemble moins à de la science-fiction au sens étroit qu’à un hybride de fantasy, de réécriture biblique et de récit d’apprentissage adolescent. Ce mélange tonal ne fonctionnera pas pour tout le monde. Certains lecteurs admireront l’audace. D’autres auront le sentiment que L'Engle s’est trop éloignée de l’équilibre qui rendait Une fissure dans le temps si convaincant. Mais même ceux qui résistent au livre peuvent voir qu’il ne s’agit pas d’une répétition paresseuse de série. C’est une expérience sérieuse.
Cette rupture de ton explique aussi l’importance de l’humour du roman. Sandy et Dennys sont souvent déconcertés, vaniteux, flirtant, et par intermittence courageux. L'Engle les laisse être des garçons adolescents avant de les laisser devenir des acteurs mythiques. Ce choix ancre le livre. Au lieu de traiter le cadre biblique avec une révérence distante, elle le filtre à travers la confusion, la rivalité, l’appétit et la gêne. Sous la plume d’une autre autrice, cela pourrait sembler simplement léger. Ici, cela devient une manière de demander si la croissance morale peut commencer chez des personnes qui ne savent pas encore quel genre d’hommes elles sont en train de devenir.
Sandy et Dennys quittent enfin la marge pour le centre
L’une des plus grandes forces du livre est de prendre deux personnages secondaires connus depuis longtemps et de découvrir qu’ils peuvent bel et bien porter un roman. Dans les livres précédents, les jumeaux faisaient souvent contrepoids aux énergies plus visionnaires de la famille Murry. Ils représentaient le monde ordinaire qui résistait à l’étrange. Dans Many Waters, L'Engle conserve cette ordinarité, mais elle ne la laisse plus rester superficielle. Sandy et Dennys deviennent suffisamment distincts pour compter non seulement comme duo, mais comme individus.
Leur lien fraternel donne au roman une grande partie de sa vitalité. Ils plaisantent, rivalisent, se protègent l’un l’autre et lisent les situations de manière légèrement différente. Le livre comprend que la proximité entre frères n’efface pas la comparaison. Chaque jumeau veut être plus compétent, plus séduisant, plus adulte et plus choisi qu’il ne l’est réellement. Une fois qu’ils entrent dans un monde où ils attirent l’attention de femmes puissantes et mystérieuses, ces tensions s’intensifient. La rivalité des frères ne devient jamais tout le livre, mais elle devient l’un des moyens les plus nets par lesquels L'Engle dramatise l’adolescence.
Ce recentrage sur Sandy et Dennys modifie aussi la température émotionnelle de la série. Meg et Charles Wallace semblent souvent marqués par le destin. Sandy et Dennys, eux, paraissent improviser. Ils commettent des erreurs qui ne sont ni purement nobles ni purement catastrophiques ; elles sont simplement celles de jeunes gens. La nuance importe, car elle abaisse le seuil de la gêne et augmente l’enjeu des faiblesses ordinaires. Dans Many Waters, la tentation ne prend pas seulement la forme grandiose du métaphysique. Elle passe aussi par la vanité, le ressentiment, la solitude, la curiosité sexuelle et le désir d’être admiré.
Pour les lecteurs qui trouvent parfois les livres Murry presque trop solennels, cela peut être rafraîchissant. Les jumeaux sont drôles d’une manière humaine et peu héroïque. Ils ne sont pas là pour délivrer une clarté morale abstraite. Ils sont là pour trébucher en direction de cette clarté. Cela rend le livre plus exposé aux vacillements de ton, mais aussi plus vivant. L'Engle semble réellement s’intéresser à la forme que prend le danger spirituel lorsqu’il rencontre des garçons qui n’ont pas encore compris à quel point ils se connaissent mal.
Matière biblique, désir et pression morale
La caractéristique la plus commentée du roman est aussi celle qui exige la lecture la plus attentive : l’usage de matière biblique et quasi biblique aux côtés de la sexualité adolescente. L'Engle imagine le monde d’avant le Déluge comme un lieu de beauté, de corruption, de séduction, de tendresse et de jugement imminent. Elle traite les êtres surnaturels, les hiérarchies tribales et la menace d’une destruction écrasante comme faisant partie de l’atmosphère imaginative du récit. Rien de cela n’est accessoire. Le livre demande à quoi ressemble une crise morale lorsque tout l’environnement paraît chargé de signification.
Ce qui rend le roman singulier au sein de la spéculation young adult, c’est que L'Engle ne sépare pas cette pression morale de l’éveil du corps. Sandy et Dennys sont attirés, déstabilisés, flattés et manipulés. Le désir, ici, n’est ni traité comme une fantaisie comique ni comme un simple péché. Il est présenté comme une force capable de révéler l’immaturité, d’exposer la vulnérabilité et de compliquer le jugement. Cela donne à Many Waters une énergie différente de celle des livres plus abstraits spirituellement qui le précèdent. Le lecteur y rencontre non seulement des enjeux cosmiques, mais aussi le fait déconcertant que le désir adolescent peut fausser la perception.
Mal maîtrisé, ce type de matière peut devenir soit moralisateur, soit racoleur. L'Engle évite la plupart du temps ces deux extrêmes. Elle reste grave sans devenir clinique, et suggestive sans s’attarder sur les détails pour provoquer. Il n’empêche que le traitement des jeunes femmes, des pouvoirs plus âgés et du désir masculin peut sembler maladroit ou daté aux lecteurs contemporains. Le point de vue des jumeaux est volontairement limité, et le roman s’appuie parfois sur cette limitation plutôt que de l’interroger pleinement. Cela ne rend pas le livre insignifiant. Cela signifie qu’il gagne à être relu à l’âge adulte et discuté avec franchise.
L’imagerie du Déluge mérite elle aussi du respect plutôt que du sensationnalisme. La catastrophe qui approche n’est pas qu’un spectacle. Elle confère au roman un courant constant de fatalisme, d’urgence et de tristesse. L'Engle présente la destruction comme la conséquence d’un monde déjà moralement tordu, non comme un simple climax visuel. Les lecteurs sensibles à la violence ou aux images catastrophiques doivent savoir que la menace d’anéantissement est tissée dans toute l’atmosphère du livre, même lorsque la prose demeure plus lyrique que graphique.
Les meilleures idées du livre portent sur la tentation, l’échelle et la petitesse humaine
Si Many Waters mérite de rester dans la conversation sérieuse, c’est parce qu’au-delà de l’intrigue se pose une question d’interprétation forte : que se passe-t-il lorsque la faiblesse humaine ordinaire est placée dans un récit qui revendique l’échelle cosmique ? Sandy et Dennys ne sont pas choisis parce qu’ils sont moralement achevés. Ils sont choisis, ou du moins exposés, alors qu’ils restent mesquins, confus et facilement distraits. L'Engle refuse d’attendre des personnages idéaux avant d’aborder de grandes questions.
C’est pourquoi la tentation est le moteur central du roman. Les jumeaux sont sans cesse amenés, à différents niveaux, à distinguer l’affection de la possession, l’attention de la flatterie, le courage de la vanité. Le livre réduit sans cesse le grand langage moral à des choix adolescents douloureusement reconnaissables. Qui faites-vous confiance ? Que désirez-vous parce que c’est bon, et que désirez-vous parce que cela vous donne de l’importance ? À quelle vitesse la peur ou l’attirance peuvent-elles vous faire trahir vos meilleurs instincts ? Ce ne sont pas des questions abstraites, et L'Engle ne prétend pas qu’elles deviennent plus faciles parce que des anges ou des prophéties entrent en jeu.
L’échelle du décor rend ces questions plus tranchantes. Dans beaucoup de romans d’apprentissage, les adolescents ont l’impression que tout annonce la fin du monde. Dans Many Waters, le monde autour des jumeaux se dirige réellement vers la catastrophe. Cette correspondance entre intensité adolescente et désastre mythique est l’une des idées structurelles les plus ingénieuses du livre. L'Engle trouve un moyen de faire que la confusion des adolescents ne paraisse ni ridicule ni autojustificatrice. Cela compte, parce que le monde est déjà instable.
C’est aussi dans ce volume de la série que L'Engle reconnaît le plus clairement que l’innocence n’est pas un état permanent. Les premiers livres du Time Quintet reposent souvent sur le pouvoir rédempteur de l’ouverture enfantine. Many Waters se situe au-delà de ce seuil. Sandy et Dennys ont l’âge de désirer, de rivaliser et de choisir mal, de façons plus adultes. Le livre demande si la grâce, la retenue et le courage peuvent encore signifier quelque chose une fois la simplicité perdue. C’est une question plus riche qu’on ne lui en attribue parfois le mérite.
Style, rythme et pourquoi le roman peut sembler à la fois luxuriant et mal assuré
La prose de L'Engle dans Many Waters est souvent très vivante au niveau de la phrase. Paysages désertiques, tentes, puits, étoiles, ailes, tempêtes et corps sous tension apparaissent avec une qualité tactile, presque scintillante. Elle sait rendre le monde sensuel sans le rendre luxuriant pour lui-même. Cette sensualité compte, car c’est l’un de ses romans les plus physiques. La faim, la soif, la chaleur, l’attrait, la fatigue et l’arrivée du mauvais temps y sont tous fortement perceptibles.
En même temps, le rythme est incontestablement inégal. Certains passages avancent avec une réjouissante perplexité comique ; d’autres ralentissent dans des conversations visionnaires, des explications morales ou une atmosphère prolongée. Les lecteurs qui recherchent une quête soigneusement calibrée peuvent avoir l’impression que le roman démarre et s’arrête par à-coups. L'Engle s’intéresse moins à l’efficacité du mouvement qu’à la construction d’un champ de pression autour des jumeaux. Parfois, cela fonctionne magnifiquement. Parfois, cela laisse les scènes paraître plus symboliques que dramatiquement achevées.
Cette irrégularité de rythme est liée à l’instabilité tonale du livre. Many Waters peut être ludique, menaçant, romantique, théologique et apocalyptique dans l’espace de quelques chapitres. Toutes les transitions ne sont pas élégantes. Pourtant, cette instabilité fait aussi partie de l’identité du roman. L’adolescence elle-même est instable, et L'Engle semble prête à laisser le livre vaciller si ce vacillement est la forme la plus fidèle à ce qu’elle veut montrer. Elle ne polit pas la contradiction pour l’effacer. Elle la met à nu.
Les lecteurs qui admirent L'Engle surtout lorsqu’elle est visionnaire accepteront sans doute cela. Ceux qui préfèrent l’architecture maîtrisée de Le Vent dans la porte ou le dessin historique plus ample de La Planète sans détour pourront trouver Many Waters moins cohérent. Cette réaction est légitime. Le livre n’est pas le roman le plus satisfaisant formellement de la série. Mais il demeure mémorable précisément parce qu’il paraît risqué plutôt que simplement compétent.
Forces, réserves et public visé
La force la plus nette de Many Waters est d’élargir l’éventail émotionnel et thématique du Time Quintet. Au lieu de répéter l’insécurité de Meg ou la précocité de Charles Wallace, il laisse Sandy et Dennys apporter la comédie, la rivalité, le désir, la confusion ordinaire et une forme de conscience de soi plus reconnaissablement adolescente. Cela donne à la série une idée plus large de ce que peut être une épreuve morale.
Autre force, le livre accepte de traiter la matière spirituelle et biblique comme une substance littéraire plutôt que comme un décor ornemental. L'Engle n’utilise pas le cadre de l’époque du Déluge uniquement pour une ambiance exotique. Elle l’emploie pour demander à quoi ressemblent la corruption, le jugement, la miséricorde et la fragilité humaine lorsqu’ils sont placés dans un monde en approche de l’effondrement. Même les lecteurs qui n’adhèrent pas totalement à la mise en œuvre peuvent respecter le sérieux de la tentative.
Les réserves sont tout aussi claires. Ce n’est pas le bon tome du Time Quintet pour ceux qui veulent une entrée introductive limpide. Il suppose une certaine patience envers le langage spirituel de L'Engle, une certaine tolérance pour des dynamiques de genre datées, et une certaine volonté de lire le désir adolescent comme partie intégrante de la structure morale du livre plutôt que comme une diversion. Il faut aussi savoir à l’avance que les jumeaux sont censés être gênants par moments. Leur confusion n’est pas un défaut du dispositif.
En termes de lectorat, ce livre s’adresse d’abord aux lecteurs de young adult plus âgés, aux relecteurs adultes de L'Engle et aux complétistes de la série qui veulent comprendre jusqu’où le Time Quintet pouvait devenir aventureux une fois qu’il cessait de se protéger lui-même. Il convient moins à ceux qui cherchent soit de la science-fiction dure, soit une fantasy entièrement séculière. En bibliothèque, il se place naturellement à côté des rayons de science-fiction et de jeunes adultes, même si le livre ne tient jamais vraiment dans une seule case.
Alternatives, contexte de la série et bilan final
Pour les lecteurs qui hésitent sur leur prochaine étape, la comparaison aide. Si ce que vous appréciez le plus chez L'Engle est son équilibre le plus accessible entre amour familial et conflit cosmique, Un raccourci dans le temps reste la meilleure porte d’entrée. Si vous voulez un roman métaphysique plus étrange mais aussi plus intérieur, Le Vent dans la porte sera probablement plus convaincant. Si vous voulez la série dans sa forme la plus ambitieuse historiquement et la plus vaste moralement, La Planète sans détour risque de laisser l’impression la plus profonde. Et si vous souhaitez voir où L'Engle poursuit ensuite les questions du temps, de l’adolescence et de la responsabilité morale à travers Polly O'Keefe, Un temps acceptable est la suite naturelle.
Hors de la série, les lecteurs qui cherchent une spéculation éthiquement sérieuse pour un public plus jeune préféreront peut-être des ouvrages à l’architecture plus ferme, comme Le Sorcier de Terremer ou Le Passeur. Ces alternatives peuvent aider à préciser ce que Many Waters fait différemment. L'Engle ne vise pas l’élégance parfaite. Elle vise un roman où le mythe, l’adolescence, la catastrophe, l’humour et la tentation coexistent dans un même espace imaginatif, instable mais saisissant.
Le verdict final de cette critique de Many Waters (Time Quintet #4) est donc que le livre vaut la peine d’être lu et publié, mais pour des raisons plus précises qu’une simple fidélité à la série. C’est l’un des romans les plus singuliers de Madeleine L'Engle, et l’un des rares à traiter la confusion masculine adolescente avec à la fois de la comédie et une gravité morale dans un cadre franchement mythique. Ses faiblesses sont réelles : le rythme peut retomber, les dynamiques de genre peuvent sembler datées, et la réécriture biblique ne conviendra pas à tout le monde. Ses forces sont tout aussi réelles : des protagonistes mémorables, une réelle ambition thématique et la volonté de laisser l’expérience spirituelle et l’expérience corporelle entrer en collision sans résolution facile.
Cela fait de Many Waters un roman imparfait mais substantiel. Ce n’est pas le livre du Time Quintet le plus aimé, et il n’a sans doute pas vocation à être le plus universellement recommandé. Mais il accomplit quelque chose d’important dans la série. Il prouve que la saga familiale de L'Engle pouvait s’étendre vers un territoire plus étrange et plus risqué sans perdre son attention à l’amour, au choix et à la petitesse humaine face à des forces qu’aucune personne ne peut maîtriser seule.