Critique de livre
Critique de Naomi and Ely's No Kiss List
Cette critique de Naomi and Ely's No Kiss List examine le roman jeune adulte incisif et désordonné de Rachel Cohn et David Levithan sur l’amitié, la sexualité, la trahison et les règles fragiles que les gens inventent pour se protéger du chagrin.
- Auteur
- Rachel Cohn and David Levithan
- Première publication
- 2007
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https://openlibrary.org/works/OL5720627Wcritique de Naomi and Ely's No Kiss List
Cette critique de Naomi and Ely's No Kiss List soutient que le roman de Rachel Cohn et David Levithan fonctionne au mieux lorsqu’on le lit comme un livre sur la possession plutôt que comme une simple comédie romantique. Son célèbre point de départ est ingénieux : Naomi et Ely, meilleurs amis inséparables, tiennent une « no kiss list », une liste de personnes qu’aucun des deux n’a le droit d’embrasser sur le plan romantique. L’idée semble ludique, mais le roman comprend que des règles de ce genre sont rarement seulement amusantes. Elles servent à figer les relations, à faire comme si le désir pouvait être géré dès lors que tout le monde accepte les bonnes limites sur le papier. Quand le pacte s’effondre, le livre devient moins l’histoire d’un petit concept malin que celle de ce qui arrive lorsque l’amitié, la sexualité, la fantaisie et le sentiment de droit sur l’autre cessent de coopérer.
C’est pourquoi le roman demeure intéressant même lorsqu’il n’est pas pleinement satisfaisant. Ses forces sont réelles : des dialogues vifs, une structure chorale qui donne de l’énergie au monde social, et une volonté inhabituellement directe de montrer à quel point les jeunes peuvent mal se comprendre, eux-mêmes autant que les personnes qu’ils aiment. Ses limites sont réelles elles aussi. Le registre émotionnel peut pencher vers l’esprit, certains personnages secondaires sont dessinés davantage comme des types sociaux que comme des personnes pleinement développées, et le livre préfère parfois la vitesse au lent travail des conséquences. Pourtant, la thèse tient. Naomi and Ely's No Kiss List mérite d’être lu parce qu’il montre que la trahison blesse différemment quand la relation trahie était déjà instable, partiellement imaginaire, ou fondée sur le refus d’accepter qui est réellement l’autre personne.
Pourquoi Naomi and Ely's No Kiss List fonctionne encore comme point de départ
Le dispositif du titre est la pièce d’architecture la plus intelligente du roman. Une liste d’interdits de baiser est adolescente exactement comme il faut : grandiose, sûre d’elle, à moitié sérieuse, révélatrice sur le plan émotionnel et condamnée à l’échec. Les adolescents élaborent souvent des systèmes privés pour donner à l’intimité l’apparence de quelque chose de gouvernable. Ce livre comprend cette impulsion sans la tourner en dérision. La règle de Naomi et Ely n’est pas seulement une plaisanterie entre amis. C’est un contrat destiné à protéger la proximité, à préserver la fantaisie et à réduire le risque que le désir oblige une vérité plus dure à sortir au grand jour.
Cette vérité plus dure est le véritable moteur de l’histoire. Naomi veut de la certitude émotionnelle de la part d’Ely, mais le genre de certitude qu’elle recherche dépend du refus de faits élémentaires à son sujet et à propos d’elle-même. Ely, de son côté, n’est pas seulement un symbole d’amour inaccessible. C’est une personne avec ses propres désirs, ses angles morts, son égoïsme et son épuisement. La liste devient donc un instrument moral autant qu’un mécanisme d’intrigue. Elle révèle ce que chaque personnage pense que l’amitié lui doit, et quels types de revendications il croit pouvoir exercer sur la vie de quelqu’un d’autre.
C’est là que le roman se montre plus acéré que ne le laisse croire son habillage marketing. Beaucoup de livres young adult sur les triangles amoureux ou les retombées entre meilleurs amis reposent sur une logique simple de camp à choisir. Ici, le désordre est plus structurel. La blessure ne tient pas seulement au fait que quelqu’un a embrassé la mauvaise personne. Elle vient aussi du fait que l’arrangement initial portait déjà davantage de déni que de vérité. Une fois ce déni rompu, tout le monde doit affronter le fait que l’affection, la loyauté et le désir n’ont jamais été alignés aussi proprement que le récit mythique de l’amitié le suggérait.
Les lecteurs qui apprécient la YA fondée sur un point de départ fort et des complications émotionnelles trouveront un contraste utile dans Anna and the French Kiss. Ce roman est plus classiquement romantique et plus doux dans la manière dont il gère l’adhésion du lecteur, tandis que Naomi and Ely's No Kiss List est plus piquant et plus enclin à laisser l’affection devenir ingrate.
Amitié, trahison et danger de traiter les gens comme des garanties
La meilleure intuition critique du roman est que la trahison n’est pas toujours une question de mauvaise intention seule. Parfois, elle naît d’une relation où l’un des deux, ou les deux, se servent de l’autre comme d’une idée stabilisatrice. Naomi et Ely ne sont pas de simples amis dont l’équilibre est soudainement brisé. Ils sont liés par l’habitude, l’intimité et la certitude de savoir ce que la relation signifie. C’est précisément cette certitude que le livre met sous pression.
Naomi est le personnage le plus difficile, et le roman gagne à ne pas chercher à la rendre facile. Elle est blessée, drôle, demandeuse, loyale, encline à se dramatiser et souvent profondément injuste. Un livre plus faible aplanirait ces aspérités ou la punirait tellement que toute complexité disparaîtrait. Celui-ci la laisse, pour l’essentiel, rester difficile. Il en résulte un portrait plus intéressant de l’attachement adolescent. Naomi ne veut pas seulement aimer ; elle veut de la continuité. Elle veut l’ancien arrangement, dans lequel Ely occupe le centre de sa vie d’une manière qui semble incontestée, flatteuse et sûre. Quand cet arrangement cesse de lui convenir de la même façon, sa douleur se mêle à un sentiment de propriété blessée.
Ely, quant à lui, ne peut pas être réduit à celui qui « brise les règles ». Le roman est à son plus juste lorsqu’il résiste à cette simplification. Il est parfois égoïste, parfois fuyant, et pas toujours généreux face aux dégâts qu’il provoque. Mais le roman montre aussi clairement que le sentiment de blessure de Naomi est intensifié par son refus d’accepter les limites. Elle veut que son importance affective demeure intacte sans concéder que sa sexualité change la forme que cette importance peut prendre. L’amitié devient instable parce qu’elle exige qu’une personne reste lisible à l’intérieur d’une fantaisie qui ne lui convient plus.
C’est pourquoi le traitement de la trahison dans le livre paraît plus solide que le drame de surface ne le laisserait penser. Il ne demande pas seulement qui a fait du tort à qui. Il demande quels types d’amitié deviennent fragiles lorsqu’une personne confond l’accès avec un droit. Cette question donne au roman plus d’épaisseur que bien des récits relationnels pour adolescents du milieu des années 2000, même lorsque l’exécution reste inégale.
Les lecteurs intéressés par une amitié qui devient un lieu de découverte de soi plutôt qu’une panique propriétaire pourront poursuivre avec Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe. Le ton y est plus calme et plus introspectif, mais la comparaison aide à clarifier à quel point les romans young adult peuvent imaginer différemment la proximité entre adolescents dès que le désir entre en scène.
Sexualité, identité et matière la plus délicate du livre
Toute critique sérieuse de Naomi and Ely's No Kiss List doit aborder la sexualité avec précaution, car la logique émotionnelle du livre en dépend. L’identité gay d’Ely n’est pas un rebondissement et ne doit pas être traitée comme tel. La tension du roman vient de ce que Naomi fait de ce fait, et de la manière dont l’amitié peut se déformer lorsqu’une personne cherche à préserver un arrangement affectif qui dépend d’une écoute sélective.
Le livre est utile à cet égard parce qu’il ne présente pas la sexualité comme une leçon bien rangée. Il montre plutôt comment une identité peut être parfaitement visible tout en n’étant pas vraiment respectée par les personnes les plus proches. Naomi connaît Ely, mais elle continue aussi à le traduire en une version de lui qui lui paraît plus facile à gérer. C’est un échec plus subtil que la simple ignorance. C’est l’échec d’une intimité sans vraie reconnaissance. Le roman comprend qu’aimer quelqu’un ne veut pas automatiquement dire le voir clairement.
Cohn et Levithan évitent aussi de faire d’Ely un simple exemple à suivre. Il n’est pas le porteur de vérité sanctifié de l’histoire. Il a sa propre impatience, sa vanité et sa capacité à négliger les autres. Cela compte, parce que le livre n’aboutit pas à une petite fable morale opposant un personnage éclairé à une amie aveuglée. Le roman devient plutôt une histoire de reconnaissance inégale. Naomi interprète mal Ely d’une certaine manière ; Ely juge mal la profondeur et la forme des dégâts d’une autre. Le terrain émotionnel est chaotique parce que le livre sait que l’adolescence produit souvent une réelle lucidité en même temps qu’un réel égocentrisme.
Le roman a toutefois des limites dans la manière dont il explore pleinement ces dynamiques. Certains lecteurs voudront davantage de profondeur intérieure autour des conséquences de la trahison et autour de la distinction entre humiliation amoureuse et douleur plus spécifique d’être mal reconnu. Par endroits, le livre effleure cette matière au lieu de s’y enfoncer. Il mérite néanmoins d’être crédité pour avoir placé au centre l’instabilité entre amitié et désir sans traiter l’identité queer comme un simple décor ou une punition tragique.
Pour les lecteurs qui veulent un autre roman young adult abordant l’adolescence queer avec plus de calme et de tendresse, Annie on My Mind offre une stabilité émotionnelle plus nette. Pour ceux qui recherchent un traitement plus formellement stylisé et plus collectif de la jeunesse queer, Two Boys Kissing serait un contrepoint éclairant.
Style, structure et plaisir d’un ensemble qui parle beaucoup
L’une des raisons pour lesquelles le roman continue d’attirer des lecteurs est sa voix. Ce n’est pas un livre silencieux. Il avance par sections courtes, alterne les points de vue et s’inscrit dans un univers social saturé d’opinions, de sarcasmes et de mises en scène meurtries de la coolitude. Ce style donne au roman de la vitesse. Même quand les personnages se comportent mal, le livre ne devient presque jamais inerte. Il veut maintenir l’air émotionnel en mouvement.
Cette énergie est aussi un risque stylistique. Les lecteurs qui aiment les échanges mordants et les voix adolescentes intensifiées trouveront probablement le livre drôle, alerte et théâtralement vivant. Ceux qui recherchent un réalisme plus ancré pourront avoir l’impression que la narration s’efforce parfois un peu trop de paraître spirituelle. Les personnages secondaires peuvent apparaître avec des signaux forts et une profondeur limitée, comme si le roman faisait confiance à l’esprit et à l’attitude pour accomplir un travail qu’une caractérisation plus complète aurait rendu plus durable.
Malgré cela, la structure convient mieux au matériau qu’un point de vue unique et étroit ne l’aurait fait. Parce que le roman parle d’une rupture d’amitié qui réorganise tout un groupe social, la forme chorale laisse les dégâts se propager. La blessure ne reste pas privée. Elle circule dans les appartements, les couloirs, les flirtations, les fidélités et les ragots. Le livre comprend la vie sociale adolescente comme un réseau dans lequel un seul geste peut soudain modifier de nombreux accords secondaires. Ce choix donne de l’ampleur à l’histoire, même lorsque les scènes individuelles vont vite.
Le rythme est lui aussi à double tranchant. Au mieux, cette rapidité saisit comment les crises adolescentes peuvent sembler totales et immédiates, avec des émotions qui changent de forme d’une rencontre à l’autre. Au pire, cette précipitation peut faire en sorte que la réconciliation ou la connaissance de soi surviennent un peu trop commodément. Les lecteurs en quête d’une exploration psychologique en profondeur peuvent avoir le sentiment que le roman effleure parfois sa meilleure matière. Ceux qui acceptent un roman young adult stylisé, social et centré sur la voix seront davantage enclins à considérer cette rapidité comme une partie de la forme plutôt qu’un défaut.
Adéquation au lectorat : qui devrait le lire et qui risque de moins accrocher
C’est une recommandation solide pour les lecteurs qui apprécient les romans d’amitié chaotiques, la YA urbaine avec une scène sociale très performative, et les livres où la romance est inséparable des malentendus, du ressentiment et des conflits d’identité. Le livre convient particulièrement bien aux lecteurs capables d’accepter que les protagonistes fassent des choix égoïstes sans que le récit les excuse immédiatement. Si vous aimez la fiction adolescente qui laisse les personnages avoir tort de façons reconnaissables, il y a beaucoup à y prendre.
C’est un choix plus faible pour les lecteurs qui veulent qu’une romance centrale serve de refuge émotionnel. Naomi and Ely's No Kiss List n’est pas construit ainsi. Ses plaisirs viennent de la complication, pas du réconfort. Le livre contient bien de l’affection et de la vulnérabilité, mais il mise davantage sur la collision émotionnelle que sur la consolation romantique ample. Les lecteurs qui cherchent une histoire d’amour nette risquent d’être agacés par le refus de Naomi d’abandonner de vieilles fantaisies ou par le goût du roman pour le désordre social.
L’adéquation la plus forte est celle d’une personne intéressée par une forme précise de sincérité young adult : non pas la sincérité du réalisme documentaire, mais celle qui admet que les adolescents peuvent être lucides et égocentrés dans le même souffle. Le livre sait que l’amitié peut devenir territoriale, que le désir peut pousser à réviser d’anciennes loyautés du jour au lendemain, et que l’identité ne protège personne du fait de blesser autrui ou d’être blessé par lui. Cela le rend plus crédible émotionnellement que bien des livres plus lisses dans le même espace de rayonnage.
Les principaux avertissements sont simples. Attendez-vous à de la jalousie, de la trahison, des paroles vives, de la confusion amoureuse et une bonne dose de repli adolescent sur soi. Attendez-vous à un ton accentué. Attendez-vous à des blessures émotionnelles sans la patience méditative que l’on trouve dans des fictions d’apprentissage plus calmes. Ce ne sont pas des motifs d’exclusion ; ce sont les conditions dans lesquelles le livre a le plus de chances de fonctionner.
Contexte dans la fiction young adult
Placée dans les rayonnages plus larges de la jeunesse adulte et de la romance, Naomi and Ely's No Kiss List occupe une zone médiane intéressante. Il est trop queer, trop émotionnellement instable et trop méfiant envers l’amitié idéalisée pour n’être qu’une romance légère. Mais il est aussi trop rapide, trop animé socialement et trop attentif à l’énergie des scènes pour être pris pour un roman d’identité solennel. Son identité dans le catalogue vient de cette qualité intermédiaire.
Il appartient aussi à une période reconnaissable de la fiction young adult. Le livre se lit comme un roman relationnel urbain d’une époque qui valorisait la voix, le point de départ et l’éclat social. Cela lui donne du charme, mais cela signifie aussi que certains lecteurs habitués à la YA plus récente remarqueront des différences de cadence et d’accent émotionnel. Les lecteurs contemporains attendent souvent un traitement intérieur plus soutenu ou un autre type de cadrage représentationnel. Ce roman est plus improvisé que programmatique. Il donne l’impression d’être construit d’abord sur la collision et le charisme, ensuite sur le diagnostic.
Ce contexte aide à expliquer à la fois son attrait et sa rugosité. Le livre peut être brillant, divertissant et étonnamment perspicace sur la possessivité. Il peut aussi sembler un peu relâché sur les bords, comme s’il faisait confiance à son énergie pour couvrir les endroits où le bilan plus profond aurait pu prendre un paragraphe ou une scène de plus. Une critique professionnelle doit garder ces deux vérités visibles. Le roman n’est pas mineur parce qu’il est désordonné ; il est mémorable en partie parce qu’il laisse le désordre rester du désordre. Mais il ne transforme pas toujours ce désordre dans sa forme dramatique la plus complète.
Alternatives et suite de lecture
Si ce que vous recherchez avant tout dans ce roman est le mélange d’esprit urbain et de confusion amoureuse adolescente, Anna and the French Kiss constitue une lecture suivante plus nette et plus satisfaisante dans le sens conventionnel. Il est plus doux dans sa manière de traiter la sympathie du lecteur et plus franchement orienté vers un aboutissement romantique.
Si la matière liée à l’identité queer vous intéresse le plus, Annie on My Mind offre un portrait plus resserré et plus patient émotionnellement du premier amour sous pression sociale. Si vous voulez un livre plus calme sur l’amitié, la masculinité et la reconnaissance lente du désir, Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe est une comparaison naturelle. Si vous souhaitez quelque chose de plus ouvertement formel et de plus collectif dans son traitement de l’adolescence queer, Two Boys Kissing est un meilleur contrepoint.
Ces alternatives comptent parce que Naomi and Ely's No Kiss List n’est pas une recommandation passe-partout. Son attrait est spécifique. Il s’adresse aux lecteurs qui ne craignent pas l’irrégularité quand le postulat émotionnel est net, et qui s’intéressent à la manière dont l’amitié adolescente peut devenir possessive, théâtrale et blessée dès que le désir réorganise le scénario.
Bilan final
Naomi and Ely's No Kiss List est une recommandation professionnelle valable, mais pour des raisons précises plutôt que générales. Ce n’est ni le roman young adult le plus profond sur l’identité queer, ni la romance adolescente la plus convaincante, ni le portrait de trahison le plus complet psychologiquement sur les étagères. Ce qu’il est, en revanche, c’est un livre inhabituellement attentif à la manière dont l’amitié peut devenir un système privé de revendications qui commence à échouer dès que le désir réel rend la vérité inévitable.
Cette intuition donne au livre sa capacité à durer. Cohn et Levithan comprennent que les règles sont souvent un masque de la peur, que l’intimité peut coexister avec la méconnaissance, et qu’une personne peut être réellement blessée tout en étant injuste quant au sens de cette blessure. Quand le roman s’appuie sur ces vérités, il devient net et singulier. Quand il manque sa cible, c’est le plus souvent parce qu’il passe trop vite sur l’après-coup émotionnel, et non parce qu’il comprend mal de quoi parle l’histoire.
Pour cette bibliothèque, le livre mérite sa place parce qu’il aide à orienter le goût des lecteurs. Il appartient à la rayonnage jeunesse adulte, s’oriente naturellement vers la romance, et ouvre des pistes productives vers Annie on My Mind, Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe, Anna and the French Kiss et Two Boys Kissing. Lisez-le pour sa sincérité désordonnée, son énergie sociale et la reconnaissance que l’amour et l’amitié deviennent les plus révélateurs lorsque les règles censées les protéger cessent de fonctionner.